Cherchez une rubrique « Marketing » sur lejournaldesentrepreneurs.fr : elle n’existe pas. Le média range ses contenus dans quatre couloirs (Business & B2B, Finance & Fiscalité, Management, Digital) et la stratégie marketing se faufile entre eux sans jamais décrocher son propre panneau. Pas de théorie des 4P ni de schéma de cours magistral : ce que le journal sert à ses lecteurs, c’est de l’acquisition client très terre à terre, taillée pour des patrons sans service com’ ni budget agence.
Le marketing chez lejournaldesentrepreneurs.fr : partout et nulle part
Le sommaire de lejournaldesentrepreneurs.fr tient en quatre entrées. Business & B2B accueille la prospection, la génération de leads, le cross-sell, les objets publicitaires. Digital récupère le référencement, le choix d’une agence web, les outils logiciels. Le marketing y vit en sous-locataire, rangé selon l’usage plutôt que selon la discipline.
Ce choix a sa logique. Un dirigeant qui cherche des clients ne se demande pas s’il fait du marketing ou du commercial : il veut des rendez-vous. Le média épouse ce réflexe et titre ses papiers comme des problèmes de terrain plutôt que comme des chapitres de manuel. « Comment accélérer son développement commercial sans recruter », « Comment convertir plus de prospects grâce à la lead generation b2b » : la promesse tient dans le titre.
Le site pousse en parallèle un Magazine Premium Entrepreneurs, annoncé comme un accès à des analyses exclusives et des études de cas détaillées. Les articles des quatre rubriques, eux, s’ouvrent sans compte.
L’acquisition B2B, fil rouge des articles les plus fournis
Le papier consacré au développement commercial sans recrutement donne le la. Il pose un diagnostic net : prospection et closing se cannibalisent, quand le pipe se vide il est déjà trop tard. Les données B2B se dégradent vite, changements de poste, restructurations, fermetures. Un fichier qui dort depuis un an devient un cimetière de contacts fantômes.
Un commercial interne passe en moyenne 8 à 12 appels par jour entre les réunions, les relances et la gestion administrative.
Le média passe ensuite les canaux en revue, ordres de grandeur à l’appui.
| Canal | Ce que le journal en retient |
|---|---|
| Téléphone | Redoutable sur des cibles identifiées ; un fichier qualifié en amont fait passer le décroché de 12 % à plus de 60 % |
| E-mailing | 15 à 25 % d’ouverture en B2B, moins de 3 % de réponse sans relance ; efficace en appui d’un appel |
| Ouvre la porte, reste froid sans relance directe | |
| Recommandations | Le canal le plus sous-exploité, il raccourcit le cycle de vente |
La séquence conseillée ne surprendra aucun praticien : premier contact par email ou LinkedIn, appel de relance à J+2, email de suivi. L’insistance porte sur l’amont, la qualification du fichier, cette corvée que tout le monde saute alors qu’elle décide du reste. Reste à savoir quoi mesurer ensuite : les indicateurs à suivre étape par étape signalent où le pipe fuit bien avant qu’il ne soit vide.
À qui parle vraiment ce contenu ?
Au dirigeant de TPE ou de PME, au consultant indépendant, au créateur qui monte son affaire. Le format suit : quatre à six minutes de lecture sur la majorité des papiers, seize à vingt-six sur les gros dossiers comme les ERP français ou le krach boursier. La quasi-totalité des articles porte la même signature, « Julien ». Personne, dans ces structures, n’occupe un poste marketing à plein temps, là où de plus grandes organisations répartissent les fonctions marketing entre digital, produit et CRM.
Ce qu’un entrepreneur y récupère concrètement :
- des ordres de grandeur chiffrés sur les canaux d’acquisition
- des encadrés « Point d’attention » et « À retenir » qui condensent l’essentiel
- un maillage serré vers les articles voisins : prospection, cross-sell, outils d’aide à la vente
- des mises en contexte sectorielles, du portage salarial à la licence 4
Une réserve, servie sans détour : plusieurs articles pointent vers des prestataires nommés, ce qui place une partie du contenu dans le registre partenarial. Lisez ce média comme une porte d’entrée sur un sujet, pas comme un comparatif indépendant.
Ne pas confondre avec les deux homonymes
Trois noms se ressemblent à s’y méprendre et la confusion coûte du temps. Le premier reste celui décrit ici. Le deuxième, journaldesentrepreneurs.media, porte le même titre : média indépendant fondé par Mohamed Yassine Bouajani, il assume un positionnement contre les success stories de levées de fonds et contre le contenu motivationnel creux. Le troisième, lejournaldesentreprises.com, s’écrit avec un S à entreprises et couvre l’actualité locale des entreprises et des territoires.
Google renvoie ce dernier en tête même quand la requête vise les entrepreneurs. Un détail d’orthographe et vous lisez un tout autre journal.







