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Retour sur le #WASN11 : comment optimiser ses chances de financements bancaires ?

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Jeudi dernier, se tenait la 11ème édition des Web Apéros Saint-Nazaire. Cette fois-ci, la soirée était divisée en 2 parties : une conférence/débat sur la thématique du financement bancaire dans le domaine numérique et puis, dans un second temps, un verre au bar La Marée Monte pour débriefer.


Ça faisait un moment que nous voulions aborder le sujet du financement bancaire dans le cadre des Web Apéros Saint-Nazaire, mais nous attendions d’avoir des intervenants de qualité pour mener le débat. Quoi de mieux que des professionnels de la banque et de l’expertise comptable pour organiser cette thématique ? En effet, nous avons eu le plaisir d’accueillir la BNP Paribas, venue en nombre avec le directeur départemental, Marie-Christine Hervy la directrice de l’agence de Saint-nazaire accompagnée de ses collègues, Georges Durand le responsable du pôle “jeunes et innovation” basé à Nantes et enfin, Alexandre Chopin de Soregor.

Même si le début de leurs interventions se voulait assez didactique, l’audience est entrée assez rapidement dans le vif du sujet, en abordant tout de suite la question qui fâche : “Comment pouvez-vous nous parler d’entreprises innovantes, de financement de start-ups et en même temps, de la capacité à présenter un prévisionnel sur 3 ans pour espérer décrocher des fonds ?” - Les réponses franches et sans tabou de la part des intervenants ne se sont pas faites attendre. Après avoir expliqué que oui, en effet, le financement d’un commerce traditionnel et le financement d’un projet numérique innovant ne jouaient pas sur les mêmes indicateurs pour “évaluer” la faisabilité du projet. Ouf ! Nous voilà rasssurés.

D'après nos intervenants, le facteur humain va être primordial dans l’octroi d’un prêt. Les motivations, le parcours, le réseau, la personnalité et le “savoir s’entourer” du porteur de projet sera très important et pèsera lourd, dans la balance décisionnelle du financement de son projet. En revanche, le côté moins rassurant, c’est l’aveu de faiblesse de la part des banques “locales” pour financer des projets innovants, faute de connaissances et de savoir-faire du côté des banques. Pas étonnant que tout un tas de financements parallèles et alternatifs fleurissent.

“N’oublions pas que Mazella (BlaBlaCar) s’est fait jeté d’une dizaine de banques avant de pouvoir développer l’entreprise que tout le monde connaît aujourd’hui. !” - lance quelqu’un dans l’assemblée. Mais l'aventure de Mazella, c'était il y bien longtemps déjà... Et c'est toujours aussi compliqué d'innover. Même si, soyons francs, il existe tout de même beaucoup plus de solutions d'accompagnement aujourd'hui, qu'à l'époque ou Mazella lançait son covoiturage.fr.

Le directeur départemental de BNP Paribas a même évoqué un “parcours du combattant avéré” pour quiconque souhaite se lancer dans une aventure numérique innovante. Pas de langue de bois ce soir et c’est tant mieux ! 

Du point de vue des banques, on peut comprendre la frilosité à financer certains projets, dans la mesure où les chiffres sont assez glaçants : 90% d’entre-elles échouent (Source : 1001startups.fr). Les banques ne prendront donc aucun risque. 

Par contre, qu’une entreprise évoluant depuis plusieurs années et ayant fait ses preuves, comme il peut en exister sur notre territoire, avec des comptes sains de surcroît, ne soit pas toujours pas soutenue par des banques locales par manque de compétences bancaires en la matière, c’est beaucoup plus inquiétant. En effet, comment donner envie d’entreprendre dans l’innovation numérique ou dans l’innovation de service sur un territoire qui ne dispose pas des compétences bancaires adéquates, pour accompagner la “nouvelle économie” (En réalité pas si nouvelle que ça, vous en conviendrez) ?

Le risque est de voir partir nos pépites locales vers un ailleurs plus prometteur et surtout, avec de meilleures capacités de financements liées à une connaissance solide de l'économie numérique.

Et puis comme d’habitude aux Web Apéros Saint-Nazaire, la seconde partie de la soirée s’est achevée par un moment de convivialité à La Marée Monte, un bar dans lequel les Web Apéros Saint-Nazaire n’était pas retournés depuis février 2016 : lors de la 1ère édition ! Pour couronner le tout, Lydia Mantzoutsos (élue au numérique) nous a annoncé qu’un appel à projet pour la création d’un tiers-lieu sur Saint-Nazaire venait d’être lancé.

L’appel à projet est téléchargeable ici-même. Si vous ne savez pas ce qu’est un tiers-lieu, nous vous recommandons vivement d’aller voir ce qui a été fait du côté de Bordeaux et pourquoi pas, de s’en inspirer ?

 

 

 

 

 

 

 

Le Lundi 22 mai 2017
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